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Les églises

20/11/2006 - Lu 3473 fois
Eglises

Le Prieuré de Sainte-Gauburge de la Coudre en Saint-Cyr la Rosière
L'Eglise Saint Jouin de Dancé Aussi sur http://perso.wanadoo.fr/val.d-huisne/stjouin.htm
Eglise de Corubert
Eglise de Saint Pierre la Bruyère Aussi sur http://perso.wanadoo.fr/val.d-huisne/stpierre.htm
Eglise de Saint Cyr la rosière et Sainte Julite
Eglise de Courthioust
Eglise de Courcerault
Eglise de Préaux du Perche Aussi sur http://perso.wanadoo.fr/val.d-huisne/stgerma.htm
Eglise de Berd'huis sur http://perso.wanadoo.fr/val.d-huisne/stmartin.htm



Ces quelques lignes sont extraites des cahiers Percherons véritable mine d'information pour qui veut connaître le patrimoine du Perche. Vous pouvez visiter la page des "amis du Perche"
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Le Prieuré de Sainte-Gauburge de la Coudre en Saint-Cyr la Rosière

(tous droits réservés. Toute reproduction, toute utilisation commerciale, même partielle, par quelque procédé que ce soit, est interdite sans autorisation préalable).
par Philippe Siguret ; illustrations : G. Massiot

Prieuré Ste Gauburge«Sainte-Gauburge de la Couldre», au pays du Perche, est un but de visite pour tous ceux qui aiment les jolis sites. Le clocher de l'église, la tourelle du prieuré se voient à bien des kilomètres à la ronde.
Depuis 1790 le prieuré n'est plus qu'une ferme. Seule l'église peut être actuellement visitée.



L'ensemble remonte aux XIIIè et XVIè siècles ; c'est une construction de pierre blanche, très soignée, bien équilibrée. Les fenêtres de la nef, très simples, forment des arcs en tiers point, celles du cœur ont un meneau central surmonté d'une belle rosace.
Malgré un déplorable état d'abandon, l'ensemble a conservé beaucoup de caractère. De chaque côté de la nef unique, montent les longs faisceaux de triples colonnettes accolées qui divisent toute la longueur en sept travées avec trois pans coupés fermant le chœur. Les chapiteaux des colonnettes sont ornés de feuillages harmonieusement sculptés.colonne
porte
colonne détailA la hauteur du chœur, deux arcades ouvraient sur une chapelle latérale actuellement murée.
La voûte est en bardeau, de chêne, mais les fûts de colonnes des murs latéraux laissent supposer qu'une voûte de Pierre avait été prévue.
Au XVè siècle, de notables adjonctions vinrent embellir l'église prieurale ; en tout premier lieu, cette jolie piscine flamboyante si délicatement ciselée.

A la Chapelle fait suite une très belle salle capitulaire voûtée d'ogives, cette salle n'est pas ouverte au publique. Contentons-nous donc d'admirer la cracieuse tour hexagonale qui contient l'escalier à vis ; au dernier étage, la voûte repose sur de jolis corbeaux de pierre sculptés. La tourelle accolée en encorbellement rappelle celles de la Vove et de Courboyer.

Tour prieuréLe chef d'œuvre est certainement le clocher, contemporain de la reconstruction du prieuré (fin XVè siècle). Il se termine élégamment par quatre pignons percés d'une petite rose et cantonnés de quatre pinacles : c'est l'une des plus agréables constructions de style flamboyant dans le Perche.

La maison du prieur se signale par de beaux encadrements de fenêtres moulurés. Ce corps de logis renferme deux cheminées du XVè siècle avec manteaux sculptés ; celle de la première salle est ditecheminée prieuré d'Adam et Ève.
Dans la seconde salle, se trouve la cheminée dite de l'Annonciation. La charpente du plafond de cette pièce est curieuse.



Vous désirez en savoir plus ? Venez donc visitez ce lieu !

Note sur une vieille demeure Renaissance sise à Sainte-Gauburge :

Maison de travers     Le hameau de Sainte-Gauburge était, avant 1789, sous la dépendance des moines. Une grande partie des maisons ont été construites par eux ou du moins l'ont été sous leur direction. Mentionnons particulièrement cette vieille demeure qui passe pour être celle du curé desservant, appointé par les moines. La distribution intérieure de cette maison est à la fois assez curieuse et originale pour que nous nous y arrêtions un instant. L'architecte n'a pas jugé utile d'élever un escalier tournant extérieur. Il a construit un escalier droit au centre du bâtiment, mais il ne s'est nullement soucié de la concordance des planchers, de sorte que, entrant par la porte principale, on pénètre dans un sous-sol à gauche en descendant quelques marches ; tandis qu'à droite, on accède de plain-pied dans une salle ornée d'une cheminée monumentale à colonnes. Continuant à monter par demi-étages successifs, on parvient dans d'autres salles, l'une à gauche, l'autre à droite, avec cette même différence de niveau. Le principe étant admis, la disposition extérieure des fenêtres suit le même décalage, ce qui donne un caractère particulier à cette demeure d'ailleurs charmante en son ensemble, mais qui trouble un peu les habitudes...
Maison prieuré

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L'église Saint Jouin de Dancé


église dancé

L'église telle que nous la voyons a été agrandie par un bas-côté sud présentant undeux coqs alignement en dents de scie de cinq pignons à fenêtres flamboyante et, en son milieu, un petit porche renaissance à décor florentin. Sur le clocher, une bizarrerie dont nous n'avons pas l'explication, au dessus de la toiture en pavillon, une croix à chaque extrémité, chacune surmontée d'un coq et d'une poule... Peut-être est-ce lié au mot Dancé ?

La porte d'entrée ne se situe pas comme à l'habitude à l'ouest. A l'intérieur, la petite nef à voûtée sur croisées d'ogives ouvre sur la grande nef à voûte de lambris par des arcades à piliers ronds sans chapiteaux. Au dessus de la porte renaissance, une litre seigneuriale armoriée, souvenir d'une fondation ancienne.

La dalle armoriée à la mémoire de la famille de Maleyssis du château de la Beuvrière : famille apparentée à la famille de Jeanne d'Arc. Il y a aussi une dalle plus petite au nom d'une famille de la Révaudière.

Une fenêtre à trois lancettes en l'honneur du St Patron de la paroisse : st Jouin (ou Jouvin) ermite et moine, fondateur de l'abbaye d'Ension, Vè siècle, vénéré comme l'un des apôtres de l'Ouest à l'instar de st Hilaire.

Le Chœur :
Grand autel en bois peint de forme enveloppante, style Louis XV. Tabernacle classique à colonnettes et statuettes. Retable à doubles colonnes et tableau de la Vierge. Décor dit "de rocaille" - au sommet pots à feu et fronton circulaire - Les portes de sacristie sont de style Louis XIII.

Dans le cœur, à droite, la dalle murale à la mémoire du Bienheureux Jacques-Jean Lemeunier (1747-1792), vicaire à Dancé (1783-1786). A droite, au dessus de la porte de la sacristie, une fenêtre de Paul Bony évoque le temps de la Parole avec le Livre, à gauche en vis à vis, la table de l'Eucharistie.

La Nef :
A côté de la chaire à prêcher, un tableau de la crucifixion. Sur la façade nord, quatre fenêtres romanes aux dessins géométriques de Paul Bony. Près de la statue ste Thérèse de Lisieux, une seconde litre seigneuriales armoriée. Saint Antoine de Padoue (1195-1231), un riche d'Espagne devenu disciple de Saint François d'Assise. Au dessus de la statue de saint Antoine, le vitrail ouest : la providence.

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Église de Corubert :

Église saint martin, petite église à une nef. Porte renaissance, belles fenêtre renaissance à multiples lancettes. Oculus gothique à l'est. Voûte de lambris sur charpente apparente. Tabernacle à cinq pans et petits personnages peints, XVIIè siècle, galerie à fuseaux et dômes à écailles. Retable en bois peint marbré, avec statues en bois peint du XVIIIè siècles : Saint Marc, Vierge à l'enfant, Saint Pierre et Saint Maur. Statue rustique de Saint Ermy en évêque, bois peint du XVIIè siècle. Clôture du chœur, banc d'œuvre ancien. Fonds baptismaux en cuve galbée, octogonale, du XVIè siècle.

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Église de Saint Pierre la Bruyère :

- Abside romane
- Remaniement de la nef comme l'aménagement (les trois retables, la chaire et les fonts baptismaux) sont du XVIlème
- La chapelle seigneuriale (XVe ou XVIe) est aujourd'hui murée vers le chœur pour faire la sacristie (voir fenêtre).
- Le beffroi repose sur le sol de la nef par de gros piliers de bois.
- Le panneau de bois sur le mur côté Ouest est le reste du "banc de Charité". Le bâton de Charité de Saint Pierre a été volé vers 1980.
A remarquer les tableaux (XVIle) :
l'ange Raphaël et Tobie ; " l'ange gardien "

Tableau de la Vierge récemment restauré.

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Église de Saint Cyr la Rosière et Sainte Julite

par Éric YVARD

église st cyr la rosière  L'église de Saint-Cyr La Rosière occupe le centre du village. Elle est dédiée à Sainte Julite et Saint Cyr, son fils, deux martyrs du IIIè siècle.

Le plan de l'église de l'église est en forme de croix. Le clocher-porche est surmonté d'une haute flèche octogonale recouverte d'ardoises et couronnée d'un clocheton (le tout restauré en 1983). A son sommet se dresse un coq qui est la copie d'un modèle dessiné par Viollet-Le-Duc et fondu dans les ateliers Monduit. Le clocher abrite deux cloches : Sainte Gauburge (1595) et Sainte Julite (1820).

On accède à l'intérieur de l'église par un portail de style roman finissant. Il est formé de trois archivoltes soutenues par trois colonnes terminées par des chapiteaux décorés d'entrelacs et de feuillages. Sous le clocher, subsiste à l'entrée de la nef, les restes d'un portail plus ancien qui fut probablement la première porte de l'église avant la construction de la tour.

La nef est éclairée à gauche par de petites fenêtres romanes et à droite par de grandes baies gothiques.

Deux chapelles latérales s'ouvrent à gauche et à droite sur la nef. Celle de la droite fut fondé en 1539 par un notable des lieux (Gilles De Martigny) et dédiée au Saint Sépulcre. Elle renferme une mise au tombeau attribuée à l'école de Germain Pilon. L'autre chapelle, à gauche, fut bâtie au milieu de XVIIème siècle par un prêtre de la famille Chartrain de la Teillasse, elle est dédiée à la vierge.

Le chœur est séparé de la nef par un chancel de bois. Au fond du chœur, un grand retable couvre l'emplacement d'une verrière avec rosace qui fut murée, cette fenêtre est toujours visible de l'extérieur.

Le retable en pierre est du VXIIIè siècle. Au centre, un tableau représentant le martyr de Saint Cyr, un petit enfant de trois ans qui fut tué sous les yeux de sa mère Sainte Julite pour ne pas avoir renié le nom du Christ.

De chaque coté, quatre peintures en trompe l'œil du début du XIXé siècle (Sainte Julite, Saint Cyr, Sainte Gauburge, Sainte Barbe et Saint Jean Baptiste).

Au dessus du maître autel, il faut remarquer un très beau tabernacle en bois doré, orné des statues des évangélistes, le tout surmonté de deux anges armés d'une épée.

Le mobilier de l'église se compose de peu de choses. A gauche de la nef, une chaire de style Louis XV, à gauche et à droite du chœur, des stalles en chêne ; un confessionnal dans la chapelle du Saint Sépulcre et un grand lutrin à tête d'aigle dans le chœur près du retable.

La statuaire est elle aussi presque absente. Seuls un grand Christ en croix et la statue de Sainte Gauburge ornent les murs de la nef

Deux tableaux sont accrochés sur les murs du chœur à gauche près de la jolie porte renaissance de la sacristie. Le premier représente une adoration des bergers, et le second, le martyr de Sainte Sébastien. Ce tableau et la statue de Sainte Gauburge proviennent de l'église pastorale de Sainte Gauburge.

Le cimetière entourait autrefois l'église et fut transféré sur la route de Saint Aubin des Grois en 1871.

Le dernier curé de Saint Cyr, l'abbé Pieot, mourut dans son presbytère le 3 juin 1912.

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Eglise de Courthioust (Colonard) :

Église romane à une nef et abside; petite fenêtres. Portail du XVIè siècle. Voûte de lambris sur charpente apparente. Nef fort élevée. Clocheton sur faîtage. Grand autel du XVII7. Tabernacle à cinq pans et colonnettes, galeries à fuseaux et dôme à écailles; petites statuettes du XIXè. Retable intéressant avec tableau de l'Assomption. Au fronton belle statue de la Vierge à l'enfant du XVIIè, en pierre polychrome. L'enfant Jésus tient la colombe. Dans la nef assez délabrée, statues de Saintes Anne et de la Vierge, pierre polychrome du XVIIIè. Saint Mames en pierre, du XVIè. Il a curieusement une tête à longs cheveux. Sainte véronique en pierre polychrome du XVIè. Fragments de vitraux datés de 1604. Fonds baptismaux du XVIIè siècle.

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Église de Courcerault

Église saint Pierre : outre deux consoles du XVIIIè, elle comporte des peintures du XIXè d'un grand intérêt.

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Église de Préaux du Perche

église de Préaux du Perche

L'extérieur de l'église :
La juxtaposition de constructions qui s'échelonnent du XIIe au XVIIe fait l'originalité de l'église Saint Germain. Encastrée dans le contrefort central de la chapelle sud, se trouve la copie du cadran solaire. Sur un contrefort de la chapelle nord, on aperçoit des traces d'une litre funéraire avec écu. (bande horizontale peinte en noir ou en blanc parfois sculptée à la mort du seigneur titulaire de la paroisse et timbrée à ses armes). "PRATELLI" en 1118 avait un château fort et était au moyen âge une des quatre châtellenies du Bellêmois. Avec le Theil, Préaux eut toujours les mêmes Seigneurs jusqu'à la Révolution.

Origine :
(dédiée à Saint Germain d'Auxerre en 418, consacre évêque Saint patrick, apôtre des Irlandais). D'origine romane, la tour du clocher a été édifiée au XIIe siècle.
Elle est épaulée de contreforts et percée de baies en plein cintre et d'une grande fenêtre ogivale à l'Est. La corniche soutient des modillons à têtes grimaçantes. Au XVe siècle, la nef a été agrandie de deux bas-côtés aux remplages flamboyants

Construction :
Le plan est en forme de croix latine déterminant quatre hauts pignons bordés de rampants assises en pierre blanche

Le Chœur :
Le maître-autel en bois Peint date du XVIIe. Le retable à trois plans en bois sculpté présente une toile de l'Annonciation. Le tabernacle à deux étages et colonnettes torses lierres comporte des dômes à écailles et balustres montrant le Christ Sauveur et quatre statuettes. Le tombeau d'autel est gravé de l'agneau pascal. Les grilles ont été déposées en 1967. L'autel moderne a été réalisé par Mr Garnier en 1968. Le lutrin et le porte-croix ont été sculptés par Mr Dubost (Nocé) en 1994. Les stalles du choeur du XIXe ont été mises en place par Mr Goblet.

La Nef :
Voûtée de lambris, elle a été comblée au sol sur 80 cm en 1845 comme le clocher et le chœur, ce qui diminue considérablement le volume intérieur. Les raisons en sont probablement l'humidité excessive due au contrebas de l'église par rapport à la route départementale. Les fonts baptismaux datent du XVIe. Les bancs ont été offerts par les familles par souscription vers 1960.

Les Chapelles :
L'absence de chapiteau aux piliers, les clés de voûte très travaillées laissent à penser que ces chapelles de style ogival flamboyant datent du XVIe. Dans la chapelle sud, des peintures murales de cette époque ont été remises à jour. Y sont peints des personnages devant un paysage où l'on croit reconnaître le château de Bellême.

Le Clocher :
Partie la plus ancienne de l'édifice, il forme une sorte: de porche-narthex voûté. Une chapelle (enfouie en 1845) a été remise à jour à l'initiative de Mr Hubert Alexandre en 1976. Là, six statues ont été trouvées dans les fouilles et installées dans la nef de l'église.

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Auteur : Mairies Mairies infos sur l'auteur | contactez l'auteur | le site de l'auteur
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